Présentation

Les régions diamantifères sont situées dans le bouclier brésilien et le bouclier vénézuelien.
 
Depuis la découverte du diamant au Brésil en 1725, d’autres zones diamantifères ont été localisées dans les alluvions du Minas Gerais, du Goias et du Mato Grosso, toujours exploitées de nos jours. Des kimberlites stériles découvertes en 1980 peuvent expliquer l’origine de ces placers. En 1987, une cheminée kimberlitique diamantifère a été mise en exploitation dans le Mato Grosso, près de Salina. Situés dans l’Etat de Bahia, les gisements les plus riches, particulièrement renommés à la fin du XIXe siècle, sont toujours en exploitation à Morrou do Chapéu et Lençois, dans ces conglomérats d’origine controversée.
 
Au nord de l’Amazonie, les rivières qui descendent des monts Roraima, à la frontière du Brésil, du Venezuela et des Guyanes, sont toutes diamantifères. Le diamant, découvert au Venezuela en 1901, n’y fut vraiment recherché qu’à partir de 1912. Les gisements sont difficiles accessibles, aussi la production du Venezuela, uniquement alluvionnaire, est elle irrégulière et mal contrôlée (de 600 000 à 1 250 000 carats annuels). Les régions voisines du Brésil et des Guyanes sont également diamantifères.
publié dans : Diamant par Arnaud
Lundi 25 février 2008
Boucles d'oreilles en perles de Tahiti et diamantsInde
 
Evoqués dans la partie historique, les gisements de diamants indiens constituent cinq zones qui s’étendent sur une grande partie de ce sous-continent. Ils n’ont été ni découverts ni exploités simultanément.
 
Leur production est négligeable depuis le XVIIIe siècle. Ce sont, au sud, la région de Cuddapah, où les alluvions du Penner furent exploitées sur une centaine de kilomètres, la région de Nandyal sur les plateaux situés entre le Penner et la Krishna, et la région de Golconde. A l’est, la région de Sambalpur, où le cours moyen de la Mahanadi était particulièrement riche. Au nord, la région de Panna entre la Ken et la Son dans les provinces centrales où alluvions et pipe (cheminée) kimberlitique sont encore exploitées.
 
 
Bornéo
 
Les diamants se trouvent en alluvions dans la partie indonésienne de l’île, encore mal connue, nommée Kalimantan [rivière des diamants]. Ils y auraient été découverts vers le Ve siècle de notre ère dans la région de Landak (des poteries Song attestent la présence chinoise sur les lieux au moins à partir du XIIe siècle). Au XVIIe siècle, Bornéo payait un tribut de diamants à l’Empire céleste.
 
A l’ouest de l’île, les alluvions de la Kapuas sont exploitées artisanalement par de petits groupes de 4 à 20 personnes qui creusent des puits peu profonds jusqu’au lit rocheux. Le minerai est détourbé, tamisé et trié à l’aide d’instruments en vannerie de bambou. Les diamants, souvent petits, sont négociés à Pontianak.
 
Si un diamant contient en son centre un diamant fantôme gris ou noir, le puits est abandonné. Une croyance malaise attribue à ces pierres l’âme du diamant et, bien sur, la mine meurt si son âme la quitte (l’âme du diamant est cependant un talisman personnel que les Malais portent comme amulette).
 
Au sud de l’île, les alluvions diamantifères, situées à 50km à l’est de Banjarmasin, provenant de la pipe kimberlitique de Pamali mise en évidence vers 1945, sont plus importantes. Leur exploitation alimente le petit centre de taille de Martapura qui fournit le marché local.
publié dans : Diamant par Arnaud
Jeudi 21 février 2008
Contact - C.G.U. - Signaler un abus