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Pendentif diamants et perle d'Australie doréeInitialement, les diamants brésiliens étaient suspects, si bien que les Portugais, avant de les mettre en vente à Lisbonne, les transféraient à Goa pour leur donner la provenance des Indes. Puis l'importance de la production brésilienne supplanta bien vite la production des Indes dont les mines étaient presque épuisées.

 

Il s'ensuivit vers 1730-1735 une chute du prix des pierres brutes qui diminua des trois quarts et ne retrouva qu'un siècle plus tard son ancienne valeur. Cela n'affecta pas cependant les diamants taillés dont le prix demeura stable de 1670 à 1830.

 

Malgré la découverte de riches gisements dans l'Etat de Bahia en 1844, l'exploitation intensive des gisements entraîna, avec leur épuisement, une chute de la production à partir de 1850. Si bien que le prix des pierres taillées, soutenu par une demande accrue de la bourgeoisie d'affaires, tripla de 1830 à 1869.

 

Prochain article : Diamant, l'épopée africaine du XIXe siècle

publié dans : Diamant par Arnaud
Vendredi 20 juillet 2007
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Jeudi 19 juillet 2007

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Jeudi 19 juillet 2007

Bague en or, perle d'Australie et diamantsA la fin du XVIIe siècle, les prétentions des princes indiens étaient telles que les Néerlandais et les Portugais renoncèrent à importer le diamant et laissèrent faire leurs concurrents anglais, ce qui permit le développement de la place de Londres.

 

Mais en 1725, Sebastiano Leme Do Prado identifia comme des diamants les jetons dont se servaient pour jouer aux cartes, des orpailleurs du rio do Marinho, dans l'actuel Etat de Minas gerais, au Brésil.

 

Déclarée propriété de la Couronne Portugaise, gardée militairement, la région où se contruisit la ville de Tujido, actuellement Diamantina, fut activement prospectée par maints aventuriers. D'autres gisements furent découverts plus tard dans le même Minas Gerais, dans l'etat de bahia et dans l'etat de Mato Grosso.

 

Les esclaves employés aux mines gagnaient leur liberté s'ils apportaient une pierre brute pesant plus de 17,5 carats anciens. C'est ainsi qu'en 1853, une esclave noire gagna sa liberté et une pension à vie en trouvant, dans un affluent  du rio Paranaiba, le premier gros diamant du Brésil (l'etoile du Sud), de 254,5 carats anciens, blanc, très légèrement nuancé de rose. Le propriétaire de l'esclave en reçut 3000 livres d'un acheteur qui en obtint peu après 30 000. Le diamant fut taillé en trois mois à Amsterdam en un ovale (35*29*19mm) de 128,8 carats, puis présenté à l'exposition de 1862 à Londres et à celle de 1867 à Paris, où il fut évalué 3 250 800 francs. Mais le Gackwar de Baroda ne l'acheta alors que 2000000 francs.

publié dans : Diamant par Arnaud
Jeudi 12 juillet 2007

Pendentif en perle de Tahiti et diamant

Diamant

Ouverte en 1498 par Vasco de Gama, la route maritime directe entre l'Europe et les Indes favorisa peu à peu Lisbonne aux dépend de Venise tandis que s'amorçaient le déclin de Bruges, dont le port fut victime d'un ensablement progressif. 

 

Anvers par contre acquit une position dominante au milieu du XVIe siècle. Mais la luette victorieuse des Pays Bas du Nord pour leur indépendance et la prise d'Anvers en 1585 par Alexandre Farnèse permirent alors à Amsterdam de s'imposer (même comme fournisseur d'Anvers!) et à Francfort-sur-le-main de se développer.

 

La demande en diamants fut stimulée par l'intérêt que lui portèrent les cours royales. Mazarin encouragea les diamantaires français, si bien que l'idée de la taille en double rose lui est parfois attribuée. Les dix huit pierres qu'il légua à la couronne de France, dénommées ultérieurement Mazarins pour cette raison, constituèrent une partie importante de la collection des diamants de la Couronne.

 

Pour répondre à la demande européenne, les princes indiens entreprirent une exploitation intensive des alluvions diamantifères tant anciennes que récentes. Les déblaits des alluvions anciennes furent repris une fois devenus plus meubles par l'altération atmosphérique. Il semble probable que cette technique d'exploitation soit à l'origine de la croyance sur l'accouplement  des diamants (idée résultant de l'observation des macles et croissance parallèle) et de leur naissance en rivière.

 

Les cristaux les mieux formés et donc les moins fragiles peuvent être entrainées plus loin et sans dommage appréciable par les cours d'eau. Les meilleures pierres se trouvant ainsi souvent associées au courant les plus vifs. L'expression "diamant de belle eau" leur fut naturellement appliquée.

 

Les négociants européens allèrent se fournir sur place. Particulièrement habile, J.B Tavernier (1608-1689) sut se faire apprécier tant des souverains indiens qui lui montrèrent leurs trésors et leurs mines, que des souverains européens, dont il compléta les collections (bijoux et parures en diamant innombrables).

 

Louis XIV l'anoblit en 1669. Tavernier lui procura notamment le Diamant bleu de la Couronne, devenu ultérieurement le Hope. Le récit de ses 6 voyages aux Indes contribua à vulgariser une réelle connaissance non seulement du diamant mais aussi de la Perse, de l'Inde et de l'Extrême Orient.

 

Prochain article: L'aventure brésilienne du XVIIIe siècle

publié dans : Diamant par Arnaud
Lundi 9 juillet 2007
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